Ikigaï : et si la rentrée était le bon moment pour se relancer

Retrouver du sens dans son travail, à son rythme

INSPIRATION & MINDSET

9/9/20263 min read

Ikigaï : et si la rentrée était le bon moment pour se relancer ?

La rentrée de septembre s'accompagne du même mélange d'énergie et de fatigue. On range les vacances dans un coin de la tête, on rouvre l'agenda, et on se dit qu'on va enfin s'y remettre, sans toujours savoir à quoi exactement. Si cette sensation vous parle, c'est peut-être le bon moment pour vous arrêter quelques minutes sur un concept japonais qui m'accompagne depuis que je me suis formée à l'ikigaï l'an dernier : une manière simple de remettre du sens dans ce que vous faites, sans tout bouleverser du jour au lendemain.

Qu'est-ce que l'ikigaï, au juste ?

L'ikigaï est une notion japonaise, popularisée en Occident ces dernières années, qui désigne ce qui donne à une vie sa raison d'être. Dans sa version la plus connue, elle se représente comme la rencontre de quatre cercles : ce que vous aimez faire, ce pour quoi vous avez des compétences, ce dont le monde autour de vous a besoin, et ce pour quoi vous pouvez être rémunéré. Le point où ces quatre cercles se recoupent, c'est votre ikigaï.

Dans les faits, peu de personnes trouvent un équilibre parfait entre ces quatre dimensions, et ce n'est pas grave. L'intérêt de l'ikigaï n'est pas d'atteindre une case parfaitement cochée, mais d'utiliser ces quatre questions comme une base pour clarifier ce qui compte vraiment pour vous, à un moment donné de votre parcours.

Pourquoi la rentrée est un moment particulièrement propice

La rentrée a ceci de particulier qu'elle offre une vraie coupure avec ce qui précède. L'été a mis de la distance avec le quotidien professionnel, et cette distance permet souvent de voir plus clairement ce qui, dans son travail ou dans sa vie, ne convient plus tout à fait. C'est aussi une période où l'énergie collective de la reprise donne une impulsion naturelle pour se lancer dans quelque chose de nouveau, ou pour ajuster ce qui existe déjà.

Ce n'est pas un hasard si tant de bonnes résolutions naissent en septembre plutôt qu'en janvier. La rentrée porte en elle une promesse de recommencement, à condition de ne pas se laisser happer trop vite par le rythme des premières semaines et d'oublier d'y consacrer un peu de temps.

Comment amorcer sa réflexion sans tout bouleverser

Se poser la question de son ikigaï ne veut pas dire démissionner le lendemain ou tout remettre en cause. Cela peut simplement commencer par un temps d'écriture, seul avec soi-même, autour de quelques questions simples. Qu'est-ce qui, dans mon travail actuel, me donne réellement de l'énergie ? Qu'est-ce qui, à l'inverse, m'en prend sans rien m'apporter en retour ? Si je devais transmettre une seule compétence à quelqu'un, laquelle choisirais-je ? Quel problème, autour de moi, ai-je vraiment envie de contribuer à résoudre ?

Ces questions n'appellent pas de réponses parfaites du premier coup. Elles ouvrent une réflexion qui peut se poursuivre sur plusieurs semaines, se nourrir de discussions avec des proches ou des collègues, et évoluer au fil du temps. L'essentiel est de se laisser le droit d'avancer par petits pas, plutôt que d'attendre une illumination soudaine avant d'agir.

Une philosophie, pas une méthode miracle

Il serait malhonnête de présenter l'ikigaï comme une formule magique qui résout tout en un week-end. C'est avant tout une philosophie de vie, un point de départ pour se poser les bonnes questions, pas un plan d'action clé en main. Mais c'est justement ce qui en fait un outil précieux à la rentrée : il ne demande ni grand bouleversement, ni décision immédiate, seulement un peu de temps et de sincérité envers soi-même.

Si cette rentrée est pour vous l'occasion de vous reposer ces questions, prenez le temps de les laisser infuser. Le sens ne se décrète pas du jour au lendemain, il se construit, une clarification à la fois.

Vous pouvez télécharger ma ressource offerte sur l'ikigaï

© 2025. Tout droit réservé M.E.T.I.I.S - Olympe LOISEAU